L’Appel du petit Kaporal  
 
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20 / 02 / 2006, 01:17

L’Appel du petit Kaporal

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Avertissement avant lecture

 

Le texte ne brille pas trop et je présente des excuses à ceux qui le jugeraient iconoclaste. Je respecte les valeurs défendues par l'original mais celui-ci n'est qu'une caricature grossière à seule fin de pamphlet visant ceux qui détournent des références du passé à leur usage en espérant faire rejaillir sur eux un peu de la gloire de l’original. Si cette caricature est mauvaise malgré tout mes efforts, c'est que primo je ne suis pas très bon, et surtout que l'original se laisse très mal déformer. Une forme de protection intrinsèque en quelque sorte)

Bonne lecture quand même.

 

 

7 juin 2011.

 

Le nouveau gouvernement vient de déclarer illégales toute action d’un lobby industriel en direction d’un élu. De plus, tout élu ayant favorisé volontairement des politiques économiquement désastreuses pour l’état au profit d’industriels sera personnellement poursuivi.

 

10 jours plus tard, sans qu’aucune enquête ne soit encore amorcée, l’ancien parti de droite n’avait plus un seul responsable politique sur le sol français, hormis les quelques uns, déjà inquiétés pour d’autres affaires de détournement d’argent, dans l’impossibilité de s’absenter.

 

Un ancien chef du Parti, ancien ministre de l’économie et de l’intérieur entre autres, associé et immigré en Angleterre avec son frère industriel, déclama le texte suivant lors d’une interview à la BBC.

 

A TOUS LES FRANÇAIS…

 

"Les élus qui, depuis quelques années, sont à la tête de l'état, ont formé un nouveau gouvernement.

 

Ce gouvernement, alléguant la défaite de notre politique passée, a décidé

de doubler le RMI pour casser les marchés financiers.

 

Certes, nous avons été, nous sommes, ruinés par la faiblesse économique et politique de l'union européenne.

 

Infiniment plus que l'inflation, ce sont les parts de marché, les actions, la politique des américains qui nous ont coulés.

 

Ce sont les parts de marché, les actions, la politique des américains qui ont surpris vos élus au point de vous amener là où vous en êtes aujourd'hui.

 

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? Le déficit est-il définitif ?

 

Non !

 

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France.

 

Les mêmes moyens qui nous ont ruinés peuvent faire revenir un jour la richesse.

 

Car je ne suis pas seul ! Je ne suis pas seul ! Je ne suis pas seul ! J'ai un faste Empire derrière moi.

 

Je peux faire bloc avec la City britannique qui tient la bourse et continue la lutte.

Je peux, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense crédit des États-Unis.

 

Cette guerre économique ne doit pas être limitée au territoire malheureux de notre pays.

Cette guerre n'est pas tranchée par la racaille de France.

Cette guerre appartient à une économie mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour le RMI uniformément.

 

Foudroyés aujourd'hui par la farce politique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force économique supérieure.

 

Le destin du monde est là.

 

Moi, Président Directeur Général, actuellement à Londres, j'invite les financiers et les libéraux français qui se trouvent en territoire britannique, ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs économies, ou sans leurs économies,

j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'équipement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à travailler avec moi.

 

Quoi qu'il arrive la flamme de la performance libérale française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

 

Demain comme aujourd'hui, je recruterai à la radio de Londres ».

 

Le soir même, dans toute le presse française, on caricaturait « L’appel du petit Kaporal ». Mais l’agitation sociale monta d’un cran.

 

 
© 2006