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21 / 02 / 2006, 19:15

La Net Révolution

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 Ce 14 juillet 2011, à 13 h, les studios de télévision de TF1 et de France 2 sont simultanément envahis par une foule de manifestants en colère. Ils tiennent à exprimer avec leurs mots à eux ce qu’ils ont à dire. Ils le font déjà sur le net via les blogs et les fora (9 foyers sur 10 sont équipés de l’ADSL) mais les chaînes de télévision continuent leur stupide concurrence en faisant du fric, de la désinformation et surtout, en exprimant des avis contraires aux aspirations de la population. Et puis, il y a trop de publicité et de programmes « prétextes » entre les publicités, ce qui irrite les téléspectateurs.

 

Les présentateurs des chaînes de télévision ne sont pas en plus représentatifs de la population. Il y a trop de consanguinité entre les producteurs d’émission, les présentateurs, les VIP d’hier et d’aujourd’hui. Enfin, les jeux d’argent continuent même si les SMS ne les financent plus. Les sommes ont baissé et elles sont réglées par la publicité sur le plateau.

 

La garden party présidentielle est donc interrompue, en diffusion comme sur place. La situation est tendue mais il n’y a pas d’agressivité contre le nouveau gouvernement, juste une exigence de réforme de l’audio-visuel.

 

Au pouvoir, la gauche a lassé entre 2007 et 2010. En 2011, c’est un président de gauche avec un gouvernement « centriste » qui est en place. En plus, le « centre » est depuis peu un « extrême » puisque la droite a quitté le pays. Mais le gouvernement « centriste » est en fait un gouvernement avec un premier ministre centriste et une coalition de compétences. Ce gouvernement par la suite sera appelé « Le Cercle des Scientocrates »

 

A partir du 15 juillet, alors que l’agitation gagne la province, un homme dans ce gouvernement, le Ministre de l’Education, va permettre le vrai passage à la société de l’information. Il va mettre le Net au centre de toute l’organisation de la société. Le premier acte sera la suppression des chaînes hertziennes et du satellite dans leur mode de diffusion. Tout canal de communication devra être un canal dédié au net. Ainsi, le net touchera tous les foyers, que ce soit par les canaux de la TNT ou des satellites.

Ensuite, les chaînes n’émettront plus en continu. (décision non retenue pour les radios) .Elle mettront à disposition des fichiers vidéos en téléchargement ou en streaming . Ainsi, quelqu’un qui se connectera à 13 h 10 pourra voir le début du journal de 13 h sur une chaîne, et ensuite pourra voir le journal de la chaîne concurrente. La publicité sera autorisée sur un dixième de l’écran en bas durant un dixième du temps du document. Au publicitaire de s’adapter à ce nouveau mode. Et il pourra choisir les « programmes qu’il « subventionne » ainsi car les prix seront fonction du prix de revient du document audiovisuel et de sa « cote ».

Ils auront un nombre de passage garanti, durant des périodes d’attention du téléspectateurs, et le nombre de « documents potentiellement visible est tellement élevé que même des petits produits pourront se faire de la publicité.

Enfin, les chaînes deviennent toutes publiques et garderont leur nom, à part TF1 qui deviendra FR1… Chaque chaîne aura la responsabilité de « types de programme » afin d’éviter la concurrence (sauf pour l’information où la pluralité doit être de mise) .

 

A ce titre, une fois acheté à une société de production, un film ou un clip musical sera téléchargeable sur le site des chaînes publiques à la demande sans supplément. Les artistes seront donc rétribués par les recettes publicitaires « accrochées » au document audio-visuel ( Les publicités seront vendues au nombre de visualisations. Ensuite le bandeau sera refait. La publicité sera interdite sur les produits d’information ). La redevance télévision sera perçue mensuellement sur l’abonnement au F.A.I. Elle sera divisée de moitié, sachant que les personnes de plus de 60 ans ne paieront ni internet, ni la redevance. Les sociétés de production qui désireront vendre un produit aux chaînes publiques devront le faire sans limitation dans le temps. C’est un peu un produit qui tombera alors dans le domaine public.

Enfin, toute création française de plus de dix ans diffusée trois fois au moins au total sur les chaînes publiques entre dans le berceau (« capital de départ ») de la toute jeune Nettélévision Française.

 

Durant la mise au point du projet, les lobbyistes envoyés par la société des Phonographes et du Disque, et consorts, firent le siège de l’Assemblée, envahirent les couloirs et crièrent au scandale. La SPD rejoint alors dans l’heure qui suivit Edison dans l’Histoire, avec en outre la SACEM et les taxes sur les supports magnétiques. La rétribution des artistes ferait l’objet de mesures particulières par la suite, et une nouvelle répartition des sommes réunies, plus universelle, serait envisagée. Enfin, les droits d’auteurs ne seraient plus transmissibles aux héritiers mais les œuvres passeraient dans le domaine public.

 

Ces mesures furent annoncées et mises en application immédiate le 4 août 2011 alors que les Français étaient en vacances ainsi que les gros pontes de l’industrie audio-visuelle. Reprenant un trait d’esprit et de rage de l’un d’entre eux, cette journée devint le jour de l’ « Abomination des Sacrilèges ». N’empêche que tous les citoyens internautes ( 9 français sur 10) se sentirent libérés d’un joug financier d’autant plus intolérable qu’il était injustifié.

 

Ces premières mesures eurent de nombreuses conséquences. Mais surtout, l’audio-visuel fut le premier domaine à être intégré au Net. Le monde de l’éducation, le monde du travail, le monde du social et le monde de la politique allaient suivre, d’autant plus vite, que « la patrie était en danger ».

 

© 2006