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24 / 02 / 2006, 14:36

Une défaite sans combat 

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 Février 2016

 

La maîtrise française du Net et le pacifisme apparent de la population ruine tout espoir de retrait honorable des troupes américaines. Au bout de bientôt deux ans d’occupation, le nombre de morts est inférieur à ce qu’il aurait été si les soldats avaient été chez eux, en Amérique, où le nombre de tués sur la route, additionné aux meurtres en tout genre aurait fait plus de victimes dans les rangs. Néanmoins, le nombre de déserteurs est très important, surtout qu’on n’en retrouve qu’un sur dix environ. Dans les disparus, on compte aussi les taupes que les services de renseignement ont voulu infiltrer chez l’adversaire et qui ne donnent plus de nouvelles. Et impossible d’ébruiter l’affaire, comme il va bientôt devenir impossible de la cacher. Les familles sans nouvelles s’inquiètent et accusent leur gouvernement de leur «cacher des choses ».

 

En apparence, la France est un pays prospère où il fait bon vivre. Pour un haut responsable de l’état major, c’est un bourbier dans lequel on s’enfonce.

 

Le gouvernement fantoche en place paye aujourd’hui pour les deux cent mille alliés qui occupent le pays. Il n’a pas réussi à lever une armée ou à instaurer une autre police que celle qui est en place, et qui fonctionne selon ses propres règles.

 

Le « copinage » a aussi atteint les limites de la patience du pouvoir clandestin. Des hauts fonctionnaires nouvellement nommés ne touchent pas leurs salaires à leur banque. Des «erreurs » leur assure t-on. On rectifie, et deux jours plus tard, le compte s’est à nouveau volatilisé. Chaque somme donnée en liquide se retrouve prélevée sur un compte d’un autre haut fonctionnaire du gouvernement fantoche. Et les effectifs en place commencent à être «grignotés » ainsi petit à petit par ce harcèlement bancaire informatisé.

 

Les « immigrés » quittent à nouveau le pays. Leurs commerces ne fonctionnent pas car personne ne répond à leurs propositions d’embauche. Ils quittent le pays avec ce qu’ils avaient laissés en banque en 2011 et qu’ils n’ont pas dépensé à leur retour. D’autres moins chanceux, ruinés et sans travail s’inscrivent au « Soutien Social ». Ce service n’existait pas à l’arrivée des troupes en 2014. Ce n’est pas le gouvernement fantoche qui l’a mis en place. Il est apparu il y a six mois, et les « immigrés » ont reçu à leur domicile les conditions d’admission, et les possibilités de revente de leurs biens immobiliers, si ils veulent quitter le territoire.

 

Pour bénéficier du soutien social, il faut

« - aucun bien immobilier – aucun revenu – aucunes économies – pas plus de 1000 crédits-euros de biens personnels »

Aucun revenu, c’est bien le cas pour tous ceux qui n’ont pas intégré la fonction publique fantoche.

 

Les admis à ce soutien quittent leur région d’origine et rejoignent des ghettos nouvellement construits. Il n’y a aucune barrière et les conditions de vie y sont correctes. Sur place, ils choisissent une fonction qu’ils sont capables d’effectuer et touchent une rétribution pour celle-ci. Le logement est au prorata de la famille, et un loyer est prélevé sur le compte. Aucune vexation ne semble être faite à ces « vaincus »., si ce n’est qu’ils n’ont pas le droit aux voitures, mais doivent emprunter les transports en commun.

 

Le mandat des troupes alliées n’autorise officiellement pas à se mêler des affaires franco-françaises. Des militaires américains ont inspecté ces bâtiments et interviewé leurs habitants. La vraie peur de ceux-ci est de perdre ce que leurs ennemis viennent de leur offrir. Néanmoins, aucune trace d’humiliation ou de mauvais traitement n’est visible. Une section patrouille régulièrement et la vie semble normale dans ces camps de prisonniers où les habitants se réfugient volontairement.

 

Dans une maison investie « de force », les informaticiens ont pu constater que les personnes bénéficiaient du Net, mais que leurs fora étaient eux aussi spécifiques à leur condition. L’étude des programmes d’éducation pour les enfants ne donne pas non plus d’éléments pour comprendre comment fonctionne aujourd’hui la société française.

 

Le seul espoir de « progrès social » et d’intégration proposé aux habitant est « votre situation s’améliorera quand les américains seront partis » Eux-mêmes commencent à souhaiter ce départ, pour quitter la précarité. Néanmoins, ils craignent aussi une répression.

 

Les américains compte profiter aussi de ce regroupement géographique pour armer ces parias. Ainsi, si le désordre naît de leur départ, cela pourra justifier la volonté qu’ils ont eu à rester si longtemps. D’un autre coté, ils peuvent organiser la pression internationale contre eux pour être « contraints » au départ « prématurément » et rejeter la faute des troubles consécutifs sur les pays ayant souhaité leur départ.

 

Le 6 mars 2016, le drapeau mexicain flotte sur FORT ALAMO. La frontière a été enfoncée par 10.000 citoyens mexicains à bord de plus de deux mille véhicules. Cette opération a été menée grâce à des « amis » français pour faire réagir la communauté internationale sur l’impérialisme américain.

 

 

© 2006