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27 / 02 / 2006, 19:32

Chantage en chanson ou ratage en rançon ?

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Décembre 2008

 

Les majors américaines ont réussi à faire voter à Bruxelles le principe du « paye à chaque fois ». Ainsi, une œuvre filmatographique ou musicale, située sur CD, DVD ou disque dur ne pourra être visionnée ou écoutée qu’après paiement complémentaire.

 

Depuis deux ans, les lecteurs multimédia ont des prises éthernet afin de pouvoir être raccordés aux « box » internet individuelles. Une fois connectés, ces lecteurs se mettront à jour (bios) et débiteront, selon consommation, un compte pré-approvisionné par l’utilisateur. Même chose pour les micros reliés par internet.

 

Toute la musique, en vente à partir du premier janvier va fonctionner ainsi.

 

Trop, c’est trop. Suite à un mouvement d’internautes, les consommateurs se retrouvent dans la rue, puis décident de briser les « chaînes ». Cela commence par les chaînes Hifi et les CD DVD en vente. Dans chaque ville, des magasins de type FNAC ou megastore sont vandalisés. Au lieu de briser les cd et dvd, on y pulvérise de l’acide ou de la peinture, ce qui rend le produit impropre à la vente. Les forces de l’ordre sont débordées.

 

Sur le net, la réaction s’organise.

Primo, les fora parlent de désobéissance citoyenne. Les DRM sont un danger. Il faut les éliminer à la source, d’où saccage des lieux de vente.

Secundo, il s’agit de contourner vraiment ces DRM. Et que tout le mode puisse le faire.

 

Il s’agit de proposer un linux pour débutant, car Vista est trop plombé. Le truc qui permet de surfer, d’utiliser sa messagerie, d’écouter des CD, de visionner des DVD, sans être emm… par les DRM. Actuellement, Linux ne peut pas lire les DVD et les CD pressés depuis le 1 juillet 2007. On continuait sous Windows à faire sa petite copie perso au nez et à la barbe des majors qui recevaient les comptes rendus de leurs flics numériques, mais ceux ci ne leur servaient à rien, suite aux désordres de décembre 2008. Encore une fois, c’est le manque d’imagination des majors (et la recherche du moindre coût )qui fournira la solution. C’est dans la DRM que le lecteur de DVD trouvait l’adresse du premier secteur de musique ou de film non codé. Un petit programme de recherche dichotomique, en partant du 2° morceau de musique ou de film vers le début éventuel du premier morceau permet un démarrage en lecture de 40 secondes environ.. Enfin, linux choisit au démarrage une adresse mac sur 40.000 pour chacun des éléments constitutifs de la configuration PC. Ainsi, celui ci devient non identifiable par l’usage des variables mémoires testées par les fliqueurs (fuckers en anglais).

 

Le système pouvant tenir sur une clé USB de 256 mégas, le piratage sans risque revient à la portée de tous.

Surtout qu’un petit pack d’extracteur de DRM pour mp3 est disponible. Le fichier mp3 obtenu utilise le code réservé à la musique classique, trompant ainsi les bits-flics.

Entre les destructions et le boycott, les ventes de musique et de DVD baissent de 70% ce mois là .30% des enseignes saccagées font faillite dans les trois mois. En représailles, les majors licencient la moitié des vedettes françaises. On compte à partir de cette date un nombre plus  important de chanteurs étrangers (belges, canadiens et africains) qui chantent en français, que de français d’origine.

 

Michel Sardou chante « Ne m‘appelez plus jamais en France, la France je l’ai laissée tomber… » au Japon, Jean Jacques Annaud devient garde forestier permanent du parc de Yellowstone, et Marc Lavoine joue dans « J’aime les OGM, j’aime les DRM, mais j’aime pas la bohème » , comédie de l’été en six épisodes grâce à RDDV devenu producteur de navets pour une grande firme internationale. 

 

© 2006