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Divagations

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Avertissement Avant Lecture

Ce qui suit est une piste de réflexion personnelle qui peut intéresser ou au moins permettre la réflexion personnelle d’un autre. C'est peut-être un peu simpliste, mais ça ne se veut pas "théoricien". C'est juste pour que chacun, lorsque il votera, ou qu'il manifestera, ou qu'il s'engagera, se soit d'abord posé toutes les questions qu’il aborde...

Et puis, si cet texte était parfait, il n'y aurait rien à ajouter, rien à critiquer, et ce n'est pas faire un texte parfait qui m'intéresse...


Et si l’occident était en crise ?



       Une crise qui n’aurait rien à voir avec les problèmes internationaux, le pétrole, les matières premières. Juste une crise de croissance, voire une crise structurelle.


       Un précédent article parlait de crise due à une révolution technologique (Le monde de l’information, c'est-à-dire informatique et Net) qui entraînait une révolution des esprits, puis une révolution tout court.

        Une révolution technologique pourrait rendre un modèle de société obsolète ?

Pour certains modèles tyranniques, oui, dix fois oui.


Pour la démocratie, non.


        Montesquieu dans son « Esprit des Lois » concluait sur la démocratie, que tout utopique que soit le modèle, il ne pouvait fonctionner qu’avec un petit nombre d’individus. Mais il n’avait pas prévu le progrès technique, ni la force d’un pouvoir judiciaire en équilibre de l’exécutif, ni la « force de persuasion » des médias.


         Nos institutions sont fatiguées. Elles supportent une classe qui en connaît les moindres recoins et qui y fabrique des niches pour la parasiter. C’est un peu un clocher envahi par les corbeaux. On peut imaginer l’état de dégradation.

         Cette classe est liée à celle des marchands.
         En 1789, il y avait les nobles et les notables. Aujourd’hui, les nobles ont infiltré les notables de l’administration et les conseils d’administrations des entreprises d’état. Tandis que les notables marchands ont investi la vie économique.

          Le libéralisme est aussi dénaturé que la démocratie. Des sociétés « de régulation » du commerce servent les intérêts des industriels déjà installés contre la nouvelle concurrence ou le petit commerce. La liberté d’entreprendre n’existe plus. Il faut très vite se soumettre sinon, c’est le rachat ou la ruine par harcèlement.


               Tous les secteurs sont atteints. Les derniers marchés à conquérir sont les pays de l’est et les pays d’Asie Centrale en paix. Seul le marché chinois résiste. L’Afrique n’existe pas encore et sera commercialement colonisée seulement quand la paix sera en place. En attendant, c’est le far west et le vol manifeste qui y domine.


               Faut-il raser le clocher pour autant ? Non, il faut trouver l’Hercule qui nettoiera tout ça.


                L’Europe aurait pu en son temps changer la donne. C’est fini. L’amer épisode de la constitution européenne l’a prouvé. Cette constitution est une constitution de marchands.


                Le ras le bol de la population exploitée comme des poulets en batterie est aujourd’hui canalisé comme un vulgaire paramètre d’élevage. La colère est dirigée vers une recherche de plaisir immédiat, mais qui doit toujours être un peu frustrant, pour motiver l’individu à travailler pour pouvoir assouvir ses nouveaux besoins préfabriqués.


                 La peur du gendarme, mais surtout la peur de manquer, la peur de la solitude et la peur de l’inconnu retiennent à la ferme ces animaux pensants domestiqués.

Certains servent de « nourriture » (consommateurs dégageant des bénéfices »), d’autres de bêtes de somme et encore d’autres de gardiens. Car ce troupeau n’a besoin que d’être guidé pour être exploité. Sinon, il subvient à ces besoins élémentaires.


                  Il pourrait bien sûr mieux vivre si il n’était pas parasité. C’est pour ça que les « chefs » potentiels sont tués dés la naissance par l’inculture et la manipulation, œuvre des médias.


                   Aujourd’hui, un média échappe encore au contrôle. C’est le Net. Voila pourquoi DADvSI, en France comme à l’étranger est imposé. Aujourd’hui, les admins de ce site sont responsables de la moralité des «dialogues » dans nos débats ( racisme, incitation à la violence etc…). Demain, ils seront responsables des « incitations au piratage ». Et après demain, si on n’y prend garde, ils ne seront plus responsables de rien car ils n’existeront plus.


                    Pour un guest ordurier, il y aura eu dix captures d’écran en une seconde et il y aura des « procès » de la part des ligues de défense des droits de l’homme. Pendant ce temps, la corruption aux plus hauts sommets aura le temps de se préparer les lois d’amnistie.


                Les droits d’auteur ont été le « cheval de troie » pour permettre une DADvSI liberticide qui rétablit un « ordre marchand » sur le Net.

                 Les auteurs, les philosophes, les penseurs (et non les star’ac) peuvent effectivement, comme au 18° siècle, être le ferment de la révolte grâce à la connaissance.


                  Pour lutter contre le retour des obscurantismes religieux, le retour des « jeux du cirque » et du clientélisme, et le retour à la barbarie (car la « gestion » du troupeau passe parfois par une « sélection » et une éradication des éléments surnuméraires), il faut s’unir.


                   Non pas sur le sujet des droits d’auteur. La « plate-forme publique » de l’article 31 a de quoi satisfaire les artistes « qui ne sont pas dans le circuit commercial ». Elle sera financée par un prélèvement quelconque. Mais il ne faut pas se facher "pour si peu" car c'est bien le but de diviser pour régner.


                     Il faut s’unir contre DADvSI et ses instigateurs. Il faut dénoncer la CISAC et ses succursales nationales par secteur. Il faut dénoncer l’OMC et la banque mondiale. Il faut refuser la publicité à la télé. Il faut nettoyer nos institutions.


                     Il faut recréer la Démocratie et faire appliquer des règles simples, en en supprimant les alinéas véreux qui ont été implantés par les politiques véreux. Il faut recréer un libéralisme artisanal qui permet la petite entreprise, la seule qui donne du travail localement dans le tissu social.
                     Il faut remettre en vigueur les lois anti-trusts.


En France, on peut encore le faire. Les autres pays suivront.

 

© 2006