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Le Sujet
délire (pas très
Net ?)o:p>
Le sujet, c’est moi. Et je suis fou. Fou, pas con.
Si je donne le résultat de la réflexion, c’est parce qu’on m’a appris que dans
l’introduction , il faut introduire le sujet, dire ce qu’on en pense, dire
pourquoi et comment on a obtenu ce résultat en même temps qu’on présente le plan
et , intéresser le lecteur. Le sujet a conservé une certaine intégrité même si
le résultat n’est pas glorieux. Il est unique, imparfait, pourtant il comprend
tout, mais personne ne le comprend. Et si tu lis la suite, c’est que tu te
demandes si toi aussi, t’es pas fou. Sinon, çà t’intéresse pas et y’a
« Question pour un champion à la télé ». Tu peux aller direct au
dernier paragraphe.
Fou dans un monde de cons. Çà a été une révélation, puis un constat.
Naît-on fou ? Devient on con ? Ou vice versa ? Certains cumulent,
d’autres composent. Moi, je réfléchis, je ne juge pas. Donc je m’estime très
bien. Juste différent. Pourtant je ne me rate pas. Je me dis parfois …(oui, je
me cause souvent, mais je me réponds aussi. C’est normal, quand on s’interroge,
surtout sur soi). Je me dis donc parfois, qu’étant le moins con de la bande,
j’aurai peut-être pu être aussi le plus beau, le plus fort, le plus intelligent,
et surtout celui qui aurait le mieux réussi dans la vie. Mais le plus beau a
rarement besoin de plus, le plus fort se sert, le plus intelligent la ferme,
mais le moins con ne supporte pas de vivre dans un monde de cons. Il devient
donc fou. Première réponse. J’en devine certains qui objecteraient que c’est
parce qu’ils ne comprennent rien ( et oui les cons) qu’on vit dans un monde de
fous. Mais où ils sont les fous ? Nulle part puisque on les enferme. Tandis
que les cons, ils sont partout. Je vous évite la démo, et par là tous les
paragraphes et idées primaires et secondaires qui font un corps du sujet très
important, parce que j’ai décidé de maigrir d’une part et que je veux aussi
éviter la grosse tête ou les chevilles enflées, enfin d’autre part parce que
tout le monde en connaît. Si on devait les mettre en orbite, on aurait une
deuxième planète à anneaux dans le système solaire. Et pour réussir dans un
monde de cons, hein, faut suivre la tendance.
Alors, toute ambition m’a quitté. Et avec elle mes « amis » qui
me comprenaient si bien, avant. Ils croient me faire des compliments quand ils
me disent que j’avais des atouts. Ils me font la tête quand je ne fais pas leur
jeu. Y’a des fois même où ils voudraient jouer au plus con et me laisser gagner,
pour que je me sente mieux. Sont pas tous méchants, les cons. Mais la plupart
n’aiment pas perdre. Je comprends tout, sauf eux. Ils se comprennent bien, sauf
moi. L’anormal est le fou. Donc je suis fou. Et là, tout le monde est d’accord
pour en convenir. Ce qui est
incompris est du domaine de la folie, et le fou est très logique, selon lui.
Celui qui comprend devient donc fou pour les autres qui restent cons, mais qui
gardent leur raison, car ils ne la remettent pas en question, eux. Il existe
aussi des cons fous, mais ceux-là, ils bavent, ils sont violents, et ils ne
comprennent pas qu’ils sont fous. De plus ils se tournent vers les cons qui les
repoussent de peur de devenir cons fous eux aussi.
Mais le fou, le vrai, pas con, il se sait fou et atteint (verbe) enfin
une certaine sérénité quand il lui suffit d’apprécier sa solitude plutôt que de
la subir (çà, c’est l’ouverture,
ducon, j’ai pas besoin de te l’expliquer).
FIN
P.S 1
« Pitié, si vous êtes d’accord avec moi, ne le dites pas. Ils sont
capables de vous enfermer aussi et il n’y a pas beaucoup de place dans le
placard. Je n’aime pas être serré ».
P.S.2
« Bien sûr que le résultat est méprisant pour la majorité,
égocentrique et paranoïaque ». On me l’a déjà dit.
P.S.3. A compter de novembre 2006 dans tous les magasins spécialisés.
(Faut ben vivre et restait un espace). Très chère.

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